LES INTERVIEWS – LES PREMIÈRES : Elodie de People In

1/ Quel a été ton parcours ? 

Après un baccalauréat scientifique, j’ai obtenu un DUT information-communication (option journalisme), puis je me suis inscrite aux Cours Florent, l’école de Théâtre. J’ai travaillé en tant que chargé de communication, puis j’ai ensuite repris une Licence d'Histoire, un Master Organisation et Ethique, et je suis actuellement en cours d'acquisition d'un deuxième Master en Psychologie option Evaluation des comportements. J’ai également créé une première société familiale à l’âge de 25 ans. C’est à cette même époque que j’avais entrepris de reprendre des études : le tout a été une expérience très enrichissante, mais aussi très fatigante. J’ai finalement arrêté cette entreprise pour m’engager durant trois années en tant que salariée comme consultante en conduite du changement. Ces trois années ont été nécessaires et reposantes, et m’ont permis de reprendre mon souffle, de me recentrer sur mes missions et valeurs, de repartir du bon pied. 

 

2/ Comment cette idée de business t’es venue ? Et quel a été le déclic pour te lancer ?

En 2016, j’ai quitté la vie parisienne pour des raisons personnelles, et au moment de faire à nouveau des choix sur mon orientation professionnelle, celui de créer une nouvelle société s’est imposé à moi. En m’orientant cette fois sur un sujet qui me tenait vraiment à cœur, qui répondait à mes valeurs : le recrutement. Comment faire mieux que des critères subjectifs et parfois discriminants lus dans un CV ? C’est comme ça que m’est venue l’idée du Business. Pour me lancer, je n’ai pas vraiment besoin de déclic. D’en parler et de comprendre que tout le monde se sentait concerné m’a simplement conforté dans l’idée que c’était le bon moment. 

 

3/ C’est quoi les difficultés que tu as rencontrées dans ton parcours ?       

L’une des difficultés principales, qui est aussi un atout, c’est d’être pile dans le VENT du changement. J’ai l’impression de voir le marché se métamorphoser doucement, mais cela demande ma participation (et celles de tant d’autres entreprises et start-up RH) ! Le travail est en train d’être fait, le marché doit être accompagné et c’est une contrainte de temps et d’investissement personnel fort. 

Une autre difficulté concrète a également été de chercher (et trouver) un associé développeur. Un long parcours du combattant. 

 

4/Qu’est-ce que t’as apporté l’intégration dans le réseau et les programmes Les Premières ? 

Le programme Boost, c’est du soutien, un réseau, des bonnes pratiques et des intervenants spécialisés sur les thématiques qui nous importent. Le programme m’a vraiment permis de me recentrer sur mes axes de travail, mais aussi il m’a permis d’exprimer des problématiques d’entrepreneure auprès de professionnels bienveillants et pertinents. 

 

5/ Quand tu étais au collège ou au lycée, c’est ce que tu voulais faire plus tard ?

Je n’ai jamais su ce que je voulais vraiment faire… du coup j’ai tout testé : journaliste, comédienne, auteure, chef d’entreprise, chef de projet (de l’organisation à l’IT)… 

 

6/ Peux-tu nous parler d’un projet à succès ? Ou de tes projets en ce moment ?  

Lorsque je recrute des profils atypiques pour mes clients, qui sont à la fois surpris et satisfaits, et qui embauchent ces candidats, c’est chaque fois une réussite. Mais le gros projet du moment c’est l’ouverture de notre plateforme de tests à nos clients. Nous allons donc pouvoir créer des tests sur-mesure afin de mieux sourcer les candidats, d’attirer des profils atypiques ou variés et de les évaluer sur une compétence plutôt qu’un CV… mais ce sont les clients directement qui les recevront et étudieront les candidatures. Cela permettra aux entreprises qui ont un service recrutement mais des difficultés pour sourcer des candidats pertinents de se doter d’un outil innovant. 

 

7/ Qu’est-ce que tu aimes le + dans ta vie d’entrepreneuse aujourd’hui ? 

Ce que j’aime par-dessus tout c’est voir le projet aboutir, puis évoluer, redémarrer, et aboutir à nouveau. Et à chaque nouveau test, c’est un nouveau défi. J’aime aller à 100 à l’heure. 

 

8/ Peux-tu nous parler de ton quotidien d’entrepreneuse et de la vie de maman ? Comment arrives-tu à gérer ? 

Ce n’est pas facile tous les jours. Je m’impose de ne pas finir trop tard pour m’occuper de mon fils, mais cela implique parfois de travailler le week-end, et d’avoir toujours l’esprit occupé par le travail. Heureusement (et malheureusement) je réussis à tout faire en même temps, mais cela ne peut durer qu’un temps, le temps de devenir une entreprise pérenne et qui cartonne. Après (et très vite) j’aurais besoin d’être davantage à 100% avec ma famille quand j’ai fini de travailler. Je suis également très bien accompagné, et mon conjoint prend son rôle de père à cœur, ce qui facilite la vie d’entrepreneure et allège l’esprit. 

 

9/ Quels sont les comptes Instagram que tu suis en moment et que tu adores ? 

Je suis davantage des comptes LinkedIn (fan de Walter Laoudi), que des comptes instagram qui sont plus orientés vie personnelle. A part peut-être le compte Insta de Shanty Biscuit, à la croisée des chemins. 

 

10/ C’est quoi ton hashtag préféré en ce moment ?  

Mon hashtag : #NoCV bien sûr. 

 

11/ C’est quoi le dernier film ou la dernière série que tu as vue ?

Brooklyn 9-9 ou Unbreakable Kimmy Smith, parce que c’est drôle, et que ça ne dure que 20 minutes (et que je n’ai vraiment pas le temps). 

  

12/ Quels conseils donnerais-tu pour les femmes souhaitant se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Tout d’abord, croyez-en vous.  Et ensuite : accrochez-vous!  (Mais ça marche aussi pour les hommes). 

 

 

 

Mon hashtag préféré : #NoCV bien sûr.