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Ils ont six mois pour apprendre à créer une start up

Jeudi 9 janvier 2020 à 18:04 -  

Par France Bleu Provence

Alors que le CES à Las Vegas se termine ce vendredi, 11 jeunes provençaux se lancent dans l'opération Tremplin French Tech Aix-Marseille. Ils n'ont pas d'argent mais sont très motivés.

11 jeunes ont été sélectionnés pour l'opération French Tech Tremplin d'Aix-Marseille - Marseille, France

La première promotion du French Tech Tremplin se met au travail. Pendant six mois, 11 jeunes vont être accompagnés par des spécialistes de la création d'entreprises, les incubateurs Belle de Mai à Marseille et Premières Sud à Aix-en-Provence. Parce que seulement 1 % des dirigeants de start up (ou jeunes pousses) sont autodidactes, ces futurs talents de l'économie numérique ont au moins deux points communs : ils sont très motivés et n'ont presque pas de diplômes. 

Le programme lancé l'été dernier par le secrétaire d'Etat chargé du numérique, Cédric O, veut donc favoriser la diversité sociale. "Les programmes d'aide étaient jusqu'à présent réservés à des chercheurs et des ingénieurs, reconnait Céline Soulier, directrice de l'incubateur Belle de Mai. Mais c'est en train de changer. À l'école, on parle aux enfants d'innovation et de création d'entreprise".

Une application pour faire laver sa voiture à domicile

Pour franchir le pas, Florence Gomis a une très bonne idée en tête. Sélectionnée pour le tremplin, cette jeune Marseillaise de 31 ans veut inventer le Uber Eats du lavage de voiture. "Ça marcherait avec une application sur son téléphone, explique Florence. Le client choisit le lieu où le véhicule se trouve. Il paie et le laveur vient sur place. Ce sera un lavage sans une goutte d'eau, simplement avec des produits écologiques".

Cette future patronne ne vit aujourd'hui qu'avec le RSA. Elle a déjà suivi à Marseille une formation de développeur de site internet, entièrement gratuite. Maintenant elle doit apprendre à créer une entreprise. "Une fois par semaine, les 11 candidats vont travailler ensemble en atelier sur leur projet, explique Céline Souliers. Nous leur donnerons les bases de la création d'entreprise. On va aussi les aider à gérer leur budget".

20 000 euros de subventions

Ces jeunes entrepreneurs vont en effet recevoir 20 000 euros de subvention pour lancer leurs entreprises. La Banque Publique d'Investissement (BPI) les aidera également à réaliser leur première levée de fond. Comme les dix autres talents retenus parmi 40 candidats, Florence Gomis pourra bénéficier d'un statut juridique temporaire. "J'aimerais que ça commence très vite, dit-elle. Je suis sure que ça va macher. J'en rêve toutes les nuits".